Les fauves
Hier en commentant mon blog avec mon mari (oui nous avons des activités passionnantes), nous n′étions pas d′accord. Olivier me trouvait bien sévère sur nos capacités parentales et me faisait remarquer que notre fille avait fait d′énormes progrès. Et j’ai failli faire l’erreur fatale à de nombreux parents: m’attendrir. Les enfants sont comme les lions en cage. Ils ne bougent pas, observent, baillent de temps en temps. Vous croyez que vous allez les faire lever avec votre fouet. Ils se marrent. Mais derrière cette attitude pateline se cache le vrai fauve. Qui attend tranquillement que votre main tremble, que vous ayez confiance ou toute autre attitude fortement léthale en sa présence. Et là mine de rien, il se lèvera, s’approchera de vous et vous dévorera vivant sous les vivats de la foule. Non je n′ai pas arrosé mon maté de calva. Je suis un vétéran survivant d′une séance de dressage qui n′en finit pas.

Relâche-toi me disait mon mari, les enfants progressent et je m’endors en pensant à leurs têtes blondes et aux sourires de ma fille encore joufflue à 4 ans. Et, ce matin, comme une petite claque vive et désagréable un email de la maîtresse de Lolo. Imaginez-vous que ma fille se prend pour une espèce de mafieuse et tape (si tape) les élèves plus petits et les professeurs. La classe. Ils sont en train d’envisager de la suspendre. Et me voici appelant le responsable des transports pour m’excuser auprès des professeurs et parents d’élèves concernés. En ce moment, je ronge mon frein. J’ai une petite théorie sur comment faire que les enfants vous obéissent. Et lui faire passer le pire week-end de sa vie fait partie du plan.
Original post by sophie bellais
