Je vous parle depuis Fort Alamo
Je pensais que mon silence serait interprété comme une volonté marquée de ne plus aborder le sujet. Je me trompais lourdement. J′ai demandé à Calina de ne plus se soucier du problème puisque j’étais rentrée et que rien de tout cela n’avait d’importance pour nous. J′ai négligé le fait que ça en avait pour elle. Mais elle a compris ma volonté de ne jeter de l’huile sur le feu surtout avec la tonne de travail que nous avons ramené avec nous. Nous sommes donc revenues à une atmosphère détendue dans le foyer.
Et aujourd′hui appel de mon amie qui, sans même marquer une pause dans la conversation, me déballe toute la hargne qu’elle a contre cette va nu-pieds qui lui a manqué de respect. Je l’interromps et lui signale que je ne souhaite pas replonger dans cet abîme de boue. Imaginez-vous que maintenant elle est en colère parce que j’ai osé la mettre au niveau de cette, de cette les mots lui manquent. J’en profite pour lui glisser que, chez moi, travaillent des êtres humains dans une hiérarchie professionnelle mais que les niveaux ne me paraissent pas adaptés à la situation. Elle s’étrangle et me rappelle que nous sommes amies et que c’est arrivé chez moi, je dois donc intervenir. Tu veux que je la vire ? Elle recule, non mais que tu connaisses son vrai visage. C’est vrai que je ne connais que très peu Calina qui travaille 45 heures par semaine à moins de deux mètres de moi avec mon fils dans les bras.
Désormais c’est moi qui suis en colère. J’ai horreur qu’on tente de m’imposer une voie dans ma propre maison. Et j’ai horreur qu’on m’impose de l’affectif pour gérer des rapports professionnels. Et sur ce, arrive un mail de la propriétaire sans un sou qui exige qu’on lui paie le loyer sur le champ en abandonnant toutes nos charges pour le bien être de nos enfants. C’est la reine de la négociation celle-là, elle ne nous propose rien comme arrangement mais attend tout de nous qui “sommes des gens de paroles”. Elle a bien raison, nous sommes de parole, l’argent est déposé au tribunal, il attend tranquillement comme nous le déroulement de cette sordide histoire. Vivement que cette semaine se termine.
Original post by sophie bellais