Alors que le monde entier l’a oubliée la grippe humano-mexico-porcine est arrivée au Chili. Etonnée je suis après la sécurité drastique des aéroports que nous avons eu la chance de subir. Les Argentins ont cru bon d’ailleurs d’appliquer des mesures plus archaïques en caillassant un bus chilien plein de touristes même pas grippés.
La maladie frappe ceux qui voyagent, donc les lycées huppés. D’abord à Santiago puis celui de Lolo. Ce matin les mères ne parlaient que de ça. Ce soir Olivier était inquiet pour la santé mentale de mes amies. Elles appellent en boucles pour t’annoncer la fermeture sanitaire de l′école. Elles sont folles. Non elles avaient raison, l′école est fermée jusqu’à nouvel ordre.
Pendant ce temps, nous cherchons à mettre un peu d′ordre dans le chaos généré par la maison. Nous avions trouvé un entrepreneur chaudement recommandé. Il nous a présenté un budget de 30 pour cent supérieur à ce que nous avions envisagé. Pour le coup, ce fut la douche froide et je m’emploie depuis à découper les tâches en devis plus modestes. Cette simple discussion nous a menés au bord du divorce. Mon mari est entré en crise de paranoïa aigue quant à la qualité du travail ici. Sentiment habilement entretenu par l’entrepreneur. Du coup, celui-ci nous laisse mariner dans notre maison inhabitable espérant nous désespérer suffisamment pour apparaître comme notre dernier recours. Je déteste l’idée d′un quelconque chantage même inconscient. Et j’ai la migraine du siècle en pensant que ce n′est que le début.
Original post by sophie bellais