Nous avons autour de nous plusieurs familles en cours de traitement contre l’infertilité et en voie d’adoption. Souvent les femmes arrivent à la maison les yeux rouges pleins de ce désir d’enfants. Et Maxence, qui doit avoir un sixième sens quant aux femmes, d’habitude en retrait leur joue la totale. Elles repartent avec le sourire et l’odeur de bébé de ses cheveux. Olivier a beau leur dire qu’on devrait leur louer plusieurs semaines pour qu’elles redescendent sur terre, rien n′y fait ellles sont sous le charme.
Je suis admirative de voir le processus compliqué auquel ces familles se plient pour obtenir un enfant. Bien sûr, l’intérêt de l’enfant est en première ligne et personne ne veut voir de nouveau les cas que l’institution leur a cités. Non on ne ramène pas un enfant adopté au bout d’un an, ils ne sont pas sous garantie. Quand j′entends mes amies formuler leur peine, ce manque qui les travaille jour après jour, je me demande s’il s’agit d’une pure mécanique biologique qui s’affole ou si nos sociétés avec ces enfants omniprésents dans notre environnement met une pression énorme sur les femmes et leur maternité. Et moi qui continue de vouloir de toute mon âme ce petit troisième…
Original post by sophie bellais