Archive for March, 2008

Links for 2008-03-27 [del.icio.us]

Friday, March 28th, 2008

Original post by Dominique Strauss-Kahn

Tarte au chèvre et à la menthe en vidéo.

Thursday, March 27th, 2008

Tarte au chèvre et à la menthe En ce moment, j’apprécie encore plus de traîner mes gros sacs dans la cuisine d’Olivier Berté pour tourner les vidéos de cuisine pour Cnet TV car c’est un vrai plaisir de cuisiner dans…

Original post by pascale weeks

Les prématurés

Thursday, March 27th, 2008

Il y avait dans Libe récemment un article expliquant que près de 60% des prématurés ont des séquelles lourdes de leurs naissances anticipées. Je ne l’ai pas lu, cette étape de la vie de Maxou m’a angoissée pour le restant de mes jours pas la peine d’ajouter du grain à moudre à mon hypocondriaquerie maternelle.

Par contre, incidemment j’ai lu les commentaires et je fus très surprise de leur violence. A commencer par je suis préma et médecin, tous les prémas que je connais sont en pleine forme votre article est faux. Ca m’a rappelé cette discussion passionnnante que nous avions eu sur la taille des Portugais "qui ne peuvent pas être petits puisque mon mari est grand et portugais"; passionnant et terriblement scientifique comme démarche. Bien plus évidemment que les chiffres fournis par les hôpitaux. La suite a davantage attiré mon attention, il s’agissait de ne pas "stigmatiser" les prématurés qui sont des bébés comme les autres.

Là je trouve que c’est injuste pour les mères qui vont connaître ce phénomène. Quand je suis arrivée à la maternité et que l’interne m’a annoncé que nous étions à 30 semaines et quelques jours, il m’a bien dit qu’il y avait des risques pulmonaires entre autres. J’ai choisi de ne pas l’écouter et de prendre au plus vite les injections de stéroïdes censées résoudre le problème. Olivier a fait des recherches sur Internet et connaissait toutes autres sortes de séquelles qu’il m’a sagement tues.

Et puis Maxou est sorti, je ne l’ai pas vu, je l’ai juste entendu. Je le suppliais en m’endormant qu’il tienne le coup. L’infirmière m’a dit, il est gros deux kilos (ce qui me fait penser qu’il aurait du en faire 4 à la naissance), Olivier m’affirme qu’il est beau. Et malgré tout ce que je savais, ce que j’avais lu, rien ne m’avait préparée à ce  qui m’attendait dans le service de réanimation. Un minuscule petit être en position foetale couvert de tubes et de câbles. Vous avez beau vous dire que c’est votre fils, quelque chose dans vos tripes vous hurle que ce n’est pas normal, qu’un bébé n’est jamais aussi petit, qu’il ne faut surtout pas le toucher. Le pire peut-être est de regarder autour de soi et de croiser le même regard perdu des autres mères dont les petits de quelques centaines de grammes luttent pour rester en vie. Les infirmières bien formées et mères elles-mêmes m’ont obligées à le baigner et à le porter dès le premier jour, elles n’arrêtaient pas de dire qu’il était juste plus petit. Clairement, elles ont dédramatisé la situation. Je m’y suis presque habituée. Quand mes parents sont entrés dans la salle, j’ai vu l’angoisse de mon père et la panique de mon mère et j’ai compris que pour eux aussi, il y avait quelque chose d’anormal.

Et puis quand nous sommes enfin partis de l’hôpital, j’ai reçu un courrier du service m’expliquant que petit bonhomme était plus fragile de la zone pulmonaire que les autres enfants et me donnant une liste de conseils et de symptômes à surveiller. Ils ne l’ont pas stigmatisé, ils l’ont protégé. Nous avons eu de la chance, petit bonhomme est d’une résistance et d’une vitalité qui confinent au surnaturel. Mais je continue à penser que les parents des prématurés ne sont pas des parents comme les autres et qu’ils devraient être davantage préparés et soutenus pour affronter la situation.

Original post by sophie bellais

Deux ans

Wednesday, March 26th, 2008

Quand je vous ai demandé comment on élevait un garçon, vous m’avez dit : facile comme une fille sauf que parfois c’est différent. Très vrai tout ça. Parfois c’est très différent.

Bien sur, il ya des choses qu’on ne pouvait pas prévoir. Comme ce mois d’hôpital passé peau contre peau qui a créé un lien si fort que nous n’avons jamais rompu. Nous ne pouvions pas savoir non plus quel caractère le petit bout aurait. Un mélange de tendresse et de brutalité. Des heures passées à lire et la course dans la maison tout nu à l’heure du bain. Et ces sourires le matin, les fous rires de l’avant sieste. La joie de vivre et l’énergie contenues dans un coeur si gros. Un coeur qui n’a pas de fuite, ni de faille juste un petit bruit parfaitement anodin. Nous avions prévu la jalousie mais pas l’amour que ce petit être pouvait déclencher. Je n’aurais jamais cru possible de voir Eloïse aussi gâteuse. Ils ont choisi l’Espagnol comme langue fraternelle. Ils nous expulsent de leur bulle le temps de leurs jeux.

Yeux Maxou (c) SB

Et la dernière inconnue : la couleur de ses yeux. Pas le bleu de son père, rien d’approchant. Non tout vient de chez moi. Un petit clin d’oeil au regard de mon père auquel il ressemble tant.

Deux ans de surprises, le temps de tout réapprendre.

Original post by sophie bellais

Restaurant Natur’l à Montpellier.

Wednesday, March 26th, 2008

Restaurant Natur’l à Montpellier Lors de mon dernier séjour à Montpellier, je suis allée déjeuner avec ma sœur Caroline dans un petit restaurant de Montpellier très agréable. Il s’agit du restaurant Natur’l, situé en plein centre ville, dans le prolongement…

Original post by pascale weeks

Nos amis les Chinois

Wednesday, March 26th, 2008

Nos amis les Chinois, j’ai cette petite phrase dans la tête depuis hier soir. Pourquoi a-t-il fallu que je mette TV5 pour admirer les gesticulations pathétiques et embarrassées de notre ministre des Affaires Etrangères ?  Combien de contrats, de menaces, d’intérêts sont en jeu pour que les bourreaux se transforment en amis ? Et là plus que pour les mocassins à glands, la chanteuse qui pose nue ou les vacances luxueuses, j’ai honte d’être française.

Nos amis les Chinois. L’histoire s’en souviendra de cet abandon peu glorieux de toute une culture. Et pourquoi ce silence fracassant des Spielberg et consorts qui ont quitté l’organisation des jeux pour défendre le Darfour mais qui se soucie comme d’une guigne des Tibétains ? Il semble qu’il y ait des vies qui valent moins que d’autres. Aurons-nous un jour le courage d’une position claire et sans appel, comme la chancelière allemande pourtant pressée de toutes parts par ses patrons ? Pour la première fois de ma vie, j’aurais préféré être allemande hier soir.

Original post by sophie bellais

Heureusement, la Reine aime la photographie

Wednesday, March 26th, 2008

Nul doute que dans le contexte politique actuel, la visite d’Etat du couple présidentiel à la couronne britannique est vue par nombre de Français comme un exercice de rattrapage qui donne au président l’occasion de démontrer qu’il sait se couler dans le moule rigide de la fonction présidentielle.
Comme les sondages et la forte abstention aux […]

Original post by Netlex

Links for 2008-03-25 [del.icio.us]

Wednesday, March 26th, 2008
  • [A]nother JetSociety
    [A]nother JetSociety est une version alternative de JetSociety le Blog Magazine reconnu de Futilité Publique. Si vous êtes : ‘Nostalgique, Bobo, Curieux ou Snob…
  • Exposition photo
    expositions de photo - agenda — photosapiens.com
  • Orit Raff
    Orit Raff was born in 1970 in Jerusalem, Israel. — Julie Saul Gallery
  • True north
    True North features the work of seven contemporary artists whose photographic or video-based projects evoke the tradition of Northern Romantic landscape painting as well as its legacy in later nineteenth-century photography. — Deutsche Guggenheim
  • BobThèque
    Moteur de recherche Cinéma
  • Paulin Gagne
    Acclamé par ses concitoyens lorsqu’éclate la révolution de 1848, il est nommé membre du conseil municipal, premier adjoint au maire et bâtonnier de l’ordre des avocats. Marié à Élise Moreau de Rus auteur de Rêves d’une jeune fille, poésies (1840
  • Paulin Gagne signe L’Unitéïde
    Paulin Gagne (1806-1876) surnommé "l’avocat des fous", épousa la poétesse Elise Moreau et rêva d’une langue universelle : le monopanglotte dont il dit l’essentiel en 1843.- L’Alamblog
  • Les femmes en poésie. - André Laugier
    Montherlant : "Les hommes ne sentent pas avec la même vivacité que les femmes".

Original post by Dominique Strauss-Kahn

Links for 2008-03-24 [del.icio.us]

Tuesday, March 25th, 2008

Original post by Dominique Strauss-Kahn

Je me soigne…

Monday, March 24th, 2008

Je suis une ponctuelle souffrante. Arriver en retard me vrille les nerfs, me file la migraine et me rend agressive. De plus, je ne supporte pas d’attendre et, par empathie, je souffre à la place de ceux qui viennent de le faire. Alors pourquoi vis-je dans les pays ou l’inexactitude est un art ? Imaginez-vous que je me pose souvent la question d’autant que je ne m’y suis jamais faite. Contrairement à mon mari. Qui n’a pas eu beaucoup à se forcer. On va dire qu’il fait preuve d’une intégration exceptionnelle sur ce sujet. Déjà en France, il avait par habitude quelques minutes de retard, il a juste adapté ses minutes en quart d’heure voire en demi-heure pour faire couleur locale. Et il continue à prendre ses avions en courant, ce qui m’agace fortement puisqu’en plus d’être ponctuelle, j’aime les boutiques d’aéroport.

J’ai tout essayé. A commencer par tricher sur l’heure, à le presser jusqu’à ce qu’il craque (pas super efficace), à le devancer (très inefficace), à m’en moquer (horriblement inefficace). Bref, j’ai renoncé. D’autant que nos enfants ont également hérité de ce trait de caractère. Et quand nous devons aller quelque part, j’ai trois “gobe-la-lune” qui mettent chacun une heure à enfiler leurs chaussures ou qui retournent chercher un truc indispensable aux fins fonds de la maison. Le paradis des procrastineurs. Je les soupçonne de le faire exprès juste pour le plaisir de me voir craquer nerveusement.

Et puis un jour, j’ai eu la révélation. Mon mari se met en tête une heure à laquelle nous devons partir. En général, l’heure à laquelle nous devrions arriver. Et j’aurais beau faire, beau dire il ne partira pas une seconde avant cette heure. Plutôt que de le regarder, habillée de pied en cape et transpirant dans mon manteau, admirer ses cactus (éventuellement les arroser et tailler quelques branches) et réaligner les tableaux, je pense que le plus simple est de lui demander à quelle heure il a décidé, par pur caprice de partir, et de me vautrer dans un fauteuil pour lire. Ce qui me réclame une dose de calme intérieure exceptionnelle mais qui a le mérite de fonctionner. C’est comme si je lui cassais un jouet devant ses yeux ébahis. Et il se prépare. Et surtout, je ne fixe pas de rendez-vous avec lui avec une heure précise. Je ne m’excuse plus non plus quand nous sommes en retard, je le laisse s’exprimer et je ne prends plus la responsabilité de nous engager ce qui ne me donne plus de sentiment de culpabilité. Et j’ai renoncé à porter une montre ce qui me permet d’ouvrir des yeux sincèrement innocents quand on nous signale notre retard. Je me soigne vous voyez mais ce n’est pas gagné.

Fleur de cactus (c) SB

Original post by sophie bellais