Encore une Saint Valentin de passée. J’ai froid dans le dos quand j′y pense. Tous les restaurants avaient leurs soirées spéciales à trois fois le prix. Et toutes les femmes croisées se soir là se baladaient énamourées avec une rose dans la main.
Heureusement les enfants sont en vacances pas de cartes à fournir, ni de cadeaux, ni de fausses démonstrations d′amour embarrasssantes. Eloïse, tristounette, a passé le Week-end à se souvenir de son amoureux du Portugal puis par résonnance du Portugal puis de sa famille en France. Elle a décrété que c’était le jour de l’amour de la famille et qu’elle pouvait aimer son frère, faute de mieux. Je croyais que nous avions surmonté toute sa nostalgie de l’Europe, il y a encore un peu de chemin à faire. La rentrée des classes dans deux semaines devrait suffisamment l’occuper jusqu’à la visite de son grand-père en avril.

Maxence, lui, accepte les démonstrations d’amour quel qu’en soit l’auteur. Il tend ses joues rebondies à la moindre proposition de baiser et prend les plantes dans ses bras. Il a enfin la force d’ouvrir les placards et le frigo et se sert en pommes ou en citrons à la moindre petite faim ( ce qui est un phénomène bien plus fréquent que ses formes rebondies pourraient le suggérer). Il a rajouté un seul mot à son vocabulaire en un mois : hola. Nous en avons pris notre parti et l’écoutons gazouiller dans sa langue ocolatique avec beaucoup de plaisir.
Pour rester dans le ton, nous sommes sortis samedi soir en “nonanniversaire” surprise de notre vie ici. C′était le jour idéal, les clients se remettaient de leurs agapes de la veille, les restaurants étaient vides et le soleil, comme tous les soirs, fidèle au rendez-vous.

Original post by sophie bellais