Archive for the ‘fleurblog’ Category

Dédicace de Fred Neidhardt (Fleurblog) le 20 juin 2008

Wednesday, June 18th, 2008

Le 20 juin 2008, retrouvez, de 15h à 19h , Fred Neidhardt du Fleurblog qui viendra dédicacer son dernier album chez Univers BD, 39, Boulevard St. Martin, 75003 Paris Pattes d’Eph et col roulé paru chez Delcourt dans la collection…

Original post by Yannick Lejeune

Muto dessin animé mural de Blu

Friday, June 6th, 2008

Etant donné le succès rencontré par cette animation sur mon blog perso, j’ai pensé que ça vous plairait… Donc voici Muto, une animation peinte sur un mur de trotoir par Blu, un artiste argentin. Un véritable tour de force où…

Original post by Yannick Lejeune

Dédicace de Paprika et Tarrin le 23 mai 2008

Friday, May 16th, 2008

Le 23 mai 2008, retrouvez, de 15h à 19h , Marianne Eskenazi plus connue sous le nom de Paprika et Fabrice Tarrin qui viendront dédicacer leurs derniers albums chez Univers BD, 39, Boulevard St. Martin, 75003 Paris : Pour Marianne…

Original post by Yannick Lejeune

Grosse fatigue

Monday, March 31st, 2008

J’ai sûrement du présumer de mes forces. 14 000 kilomètres, deux déménagements, le travail, la maison, les plantes, la recherche d’un bien à acheter, l’appartement boulonnais qui tarde à être vendu et tous les petits soucis administratifs qui paraissent sans fin à mes oreilles fatiguées. Je ne regrette pas d’être venue, je me sens mieux ici que je ne me suis jamais sentie dans ma vie. Mais je suis lasse, lessivée, sans ressort et je ne suis pas la seule ce qui ne change rien. Avec l’arrivée de l’hiver, je n’aspire qu’à une chose, disparaître sous la couette pour quelques heures. Aussi inaccessible que l’Anapurna. Et puis les mini fauves sont en pleine forme, eux. Nous ne pouvons pas baisser la garde. Il nous reste la cure d’iode.

Renaca plage (c) SB

Et puis, un vendredi après-midi alors que je commençais à rêver de mon lit, la rencontre avec deux Français expatriés sur ce bout de terre. Une heure plus tard, nous parlions de vins, de bouffe et du bonheur d’être ici. Nous avons fini par admettre que nous n’aspirions qu’à un peu de paix loin de tout. Et de l’avoir dit, je vais mieux.

Original post by sophie bellais

Réunion

Friday, March 28th, 2008

Me voici convoquée à une réunion avec l’instit de Lolo. J’ai très très moyennement envie d’y aller.

Premièrement parce qu’hier, soyons fous, mon mari a décidé de marcher sur la plage pendant une bonne demi-heure et maintenant mes mollets sont dans un alliage de béton très douloureux, et bien sûr le collège de Lolo est à un kilomètre de tout transport en commun et en pente (oui je sais l’avantage d’une pente c’est qu’au retour on la descend).

Deuxièmement parce que ma fille s’est faite toper à balancer des boules de papier hygiénique trempées

dans de l’eau (faites que ce soit bien de l’eau) sur les toilettes des garçons. Ils étaient au moins une douzaine à le faire mais c’est la seule prise sur le fait. Et je n’ai pas envie de sourire devant une maîtresse indignée pour une excellente raison. Quelle gourdasse quand même.

Troisièmement, c’est un peu redondant, les réunions se font dans la salle de classe, ils nous font nous asseoir au bureau de notre fille, j’ai les genoux sous le menton ce qui tend mes mollets et me rappelle que les ballades sur la plage c’est niet.

Quatrièmement, je n’aime pas les réunions.

Mais je suis une maman responsable, donc j’y vais à l’heure et toute crispée je tente de trouver une position confortable sur la chaise d’Eloïse. Ouf Adeline ne me parle pas des exploits de lancer de boulettes de ma fille. Non elle a simplement besoin de mon aide pour aider Lolo à s’organiser et adopter une meilleure posture sur sa chaise. J’ai conscience que je suis vautrée, j’ai conscience qu’elle me regarde. Elle se dit qu’elle sait d’où ça vient, mais si je me redresse, je pleure. Millimètre par millimètre, je regagne ma dignité. Je parle lentement et lui donne suffisamment de travail pour qu’elle se concentre sur autre chose. Je serre les dents pour ne pas geindre ce qui casserai mon effet “droite dans ses bottes”, mon royaume pour un bain chaud. Adeline est contente, nous nous comprenons bien malgré les barrières de la langue. Le mur crenelé et recouvert de barbelés tu veux dire.

Et elle s’empresse d’ajouter. Le plus surprenant chez votre fille c’est son refus absolu de l’autorité, avez-vous le même problème à la maison ? Nous tu veux rire ! Elle nous obéit au doigt et à l’oeil. Non je n’ai pas menti. J’aime bien cette instit, elle a parfaitement compris la mentalité de la môme et elle ne s’en laisse pas compter. Je suis presque rentrée sans boîter comme une mémée.


Ma Lolo(c) SB

Original post by sophie bellais

Les prématurés

Thursday, March 27th, 2008

Il y avait dans Libe récemment un article expliquant que près de 60% des prématurés ont des séquelles lourdes de leurs naissances anticipées. Je ne l’ai pas lu, cette étape de la vie de Maxou m’a angoissée pour le restant de mes jours pas la peine d’ajouter du grain à moudre à mon hypocondriaquerie maternelle.

Par contre, incidemment j’ai lu les commentaires et je fus très surprise de leur violence. A commencer par je suis préma et médecin, tous les prémas que je connais sont en pleine forme votre article est faux. Ca m’a rappelé cette discussion passionnnante que nous avions eu sur la taille des Portugais "qui ne peuvent pas être petits puisque mon mari est grand et portugais"; passionnant et terriblement scientifique comme démarche. Bien plus évidemment que les chiffres fournis par les hôpitaux. La suite a davantage attiré mon attention, il s’agissait de ne pas "stigmatiser" les prématurés qui sont des bébés comme les autres.

Là je trouve que c’est injuste pour les mères qui vont connaître ce phénomène. Quand je suis arrivée à la maternité et que l’interne m’a annoncé que nous étions à 30 semaines et quelques jours, il m’a bien dit qu’il y avait des risques pulmonaires entre autres. J’ai choisi de ne pas l’écouter et de prendre au plus vite les injections de stéroïdes censées résoudre le problème. Olivier a fait des recherches sur Internet et connaissait toutes autres sortes de séquelles qu’il m’a sagement tues.

Et puis Maxou est sorti, je ne l’ai pas vu, je l’ai juste entendu. Je le suppliais en m’endormant qu’il tienne le coup. L’infirmière m’a dit, il est gros deux kilos (ce qui me fait penser qu’il aurait du en faire 4 à la naissance), Olivier m’affirme qu’il est beau. Et malgré tout ce que je savais, ce que j’avais lu, rien ne m’avait préparée à ce  qui m’attendait dans le service de réanimation. Un minuscule petit être en position foetale couvert de tubes et de câbles. Vous avez beau vous dire que c’est votre fils, quelque chose dans vos tripes vous hurle que ce n’est pas normal, qu’un bébé n’est jamais aussi petit, qu’il ne faut surtout pas le toucher. Le pire peut-être est de regarder autour de soi et de croiser le même regard perdu des autres mères dont les petits de quelques centaines de grammes luttent pour rester en vie. Les infirmières bien formées et mères elles-mêmes m’ont obligées à le baigner et à le porter dès le premier jour, elles n’arrêtaient pas de dire qu’il était juste plus petit. Clairement, elles ont dédramatisé la situation. Je m’y suis presque habituée. Quand mes parents sont entrés dans la salle, j’ai vu l’angoisse de mon père et la panique de mon mère et j’ai compris que pour eux aussi, il y avait quelque chose d’anormal.

Et puis quand nous sommes enfin partis de l’hôpital, j’ai reçu un courrier du service m’expliquant que petit bonhomme était plus fragile de la zone pulmonaire que les autres enfants et me donnant une liste de conseils et de symptômes à surveiller. Ils ne l’ont pas stigmatisé, ils l’ont protégé. Nous avons eu de la chance, petit bonhomme est d’une résistance et d’une vitalité qui confinent au surnaturel. Mais je continue à penser que les parents des prématurés ne sont pas des parents comme les autres et qu’ils devraient être davantage préparés et soutenus pour affronter la situation.

Original post by sophie bellais

Deux ans

Wednesday, March 26th, 2008

Quand je vous ai demandé comment on élevait un garçon, vous m’avez dit : facile comme une fille sauf que parfois c’est différent. Très vrai tout ça. Parfois c’est très différent.

Bien sur, il ya des choses qu’on ne pouvait pas prévoir. Comme ce mois d’hôpital passé peau contre peau qui a créé un lien si fort que nous n’avons jamais rompu. Nous ne pouvions pas savoir non plus quel caractère le petit bout aurait. Un mélange de tendresse et de brutalité. Des heures passées à lire et la course dans la maison tout nu à l’heure du bain. Et ces sourires le matin, les fous rires de l’avant sieste. La joie de vivre et l’énergie contenues dans un coeur si gros. Un coeur qui n’a pas de fuite, ni de faille juste un petit bruit parfaitement anodin. Nous avions prévu la jalousie mais pas l’amour que ce petit être pouvait déclencher. Je n’aurais jamais cru possible de voir Eloïse aussi gâteuse. Ils ont choisi l’Espagnol comme langue fraternelle. Ils nous expulsent de leur bulle le temps de leurs jeux.

Yeux Maxou (c) SB

Et la dernière inconnue : la couleur de ses yeux. Pas le bleu de son père, rien d’approchant. Non tout vient de chez moi. Un petit clin d’oeil au regard de mon père auquel il ressemble tant.

Deux ans de surprises, le temps de tout réapprendre.

Original post by sophie bellais

Je me soigne…

Monday, March 24th, 2008

Je suis une ponctuelle souffrante. Arriver en retard me vrille les nerfs, me file la migraine et me rend agressive. De plus, je ne supporte pas d’attendre et, par empathie, je souffre à la place de ceux qui viennent de le faire. Alors pourquoi vis-je dans les pays ou l’inexactitude est un art ? Imaginez-vous que je me pose souvent la question d’autant que je ne m’y suis jamais faite. Contrairement à mon mari. Qui n’a pas eu beaucoup à se forcer. On va dire qu’il fait preuve d’une intégration exceptionnelle sur ce sujet. Déjà en France, il avait par habitude quelques minutes de retard, il a juste adapté ses minutes en quart d’heure voire en demi-heure pour faire couleur locale. Et il continue à prendre ses avions en courant, ce qui m’agace fortement puisqu’en plus d’être ponctuelle, j’aime les boutiques d’aéroport.

J’ai tout essayé. A commencer par tricher sur l’heure, à le presser jusqu’à ce qu’il craque (pas super efficace), à le devancer (très inefficace), à m’en moquer (horriblement inefficace). Bref, j’ai renoncé. D’autant que nos enfants ont également hérité de ce trait de caractère. Et quand nous devons aller quelque part, j’ai trois “gobe-la-lune” qui mettent chacun une heure à enfiler leurs chaussures ou qui retournent chercher un truc indispensable aux fins fonds de la maison. Le paradis des procrastineurs. Je les soupçonne de le faire exprès juste pour le plaisir de me voir craquer nerveusement.

Et puis un jour, j’ai eu la révélation. Mon mari se met en tête une heure à laquelle nous devons partir. En général, l’heure à laquelle nous devrions arriver. Et j’aurais beau faire, beau dire il ne partira pas une seconde avant cette heure. Plutôt que de le regarder, habillée de pied en cape et transpirant dans mon manteau, admirer ses cactus (éventuellement les arroser et tailler quelques branches) et réaligner les tableaux, je pense que le plus simple est de lui demander à quelle heure il a décidé, par pur caprice de partir, et de me vautrer dans un fauteuil pour lire. Ce qui me réclame une dose de calme intérieure exceptionnelle mais qui a le mérite de fonctionner. C’est comme si je lui cassais un jouet devant ses yeux ébahis. Et il se prépare. Et surtout, je ne fixe pas de rendez-vous avec lui avec une heure précise. Je ne m’excuse plus non plus quand nous sommes en retard, je le laisse s’exprimer et je ne prends plus la responsabilité de nous engager ce qui ne me donne plus de sentiment de culpabilité. Et j’ai renoncé à porter une montre ce qui me permet d’ouvrir des yeux sincèrement innocents quand on nous signale notre retard. Je me soigne vous voyez mais ce n’est pas gagné.

Fleur de cactus (c) SB

Original post by sophie bellais

Par la raison ou par la force

Thursday, March 20th, 2008

A cette devise chilienne assez claire il me semble je rajouterai la devise de Joli Papa : quitte à être pris pour un con autant que ce soit un sale con qu’un pauvre con. Je crois même que je vais me l’approprier celle-là. Nous rentrons du tribunal, la plainte est déposée, notre avocat frappe un grand coup sur la table. J’en connais qui vont entrer en crise d’hyperventilation dans les semaines à venir. N’étant naturellement pas très procédurière (certainement parce que trop désordonnée pour ça) ni confiante envers les tribunaux (chat échaudé…) j’ai du me faire violence pour en arriver là. Mais cela devenait une question vitale de nous faire respecter. Renaca est un petit monde tout se sait. Et comme me l’a dit le comptable plus vous vous ferez représenter plus vous serez respectée. L’arme de guerre sous la robe. Par la raison ou la force. J’aime bien l’idée de la force raisonnée.

Ce dossier clos, le travail ne manque pas. La sécheresse commence à devenir tellement importante que les mesures de rationnement en électricité sont en train d’être prises. Valparaiso a déjà connu des coupures, il n’y a pas de raison rationnelle pour que nous soyons épargnés. Et comme de bien entendu, nous nous organisons avec des générateurs. Ce qui, en termes d’énergie, doit être tout aussi désastreux pour l’environnement. Couplée avec l’augmentation déraisonnable du cours du cuivre, cette crise climatique a des effets notables sur l’eau potable qui commence à manquer et sur les voleurs qui dérobent les câbles électriques (et qui s’électrocutent en le faisant) plongeant tout un secteur dans le noir. Nous savions à quoi nous attendre en venant ici. Le générateur sera prêt à fonctionner dès la fin de la semaine. Moi qui me réjouissait de ne pas avoir de voiture pour ne pas subir le racket de l’esssence, je vais devoir acheter des bidons pour nourrir la bête rutilante et bruyante. Vous noterez chers lecteurs, que je suis prête à tout pour tenir ce blog à jour.

La jungle (c) SB

Et voici la nouvelle venue dans la maison plus grande que Lolo et bien plus âgée aussi.

Original post by sophie bellais

Coups de torchons

Friday, March 14th, 2008

Ca barde à l’école d’Eloïse : rends toi compte me dit une amie, ils sont allés chercher un directeur en Espagne pour réorganiser le tout et les Espagnols sont connus pour leur fermeté et leur organisation. Ah bon ? N’ayant pas d’avis sur la question, j’envoie une prière discrète à Sainte Rita et tous les dieux locaux pour que leur formation organisationnelle soit  différente de celle qui règne en Lusitanie.

Et pour changer, ça a changé. Nous voici avec un nouveau réglement publié le lendemain de la rentrée parce qu’avant il aurait fallu prévoir, trop compliqué. Et des nouvelles dispositions qui ont déjà été modifiées deux fois en deux semaines sous la pression des parents. Et nous continuons à recevoir des demandes quotidiennes pour des objets invraisemblables à fournir le lendemain à la première heure sans liste ( parce que pour une liste là aussi il faudrait prévoir). Mais bon, dans ce joyeux bordel, il y a des mesures intelligentes qui vont, si elles sont maintenues, certainement amélioré le sort des enfants. Et le nouveau directeur, Monsieur Discipline, est réellement attentif à la qualité pédagogique de son équipe. Evidemment on pourrait leur suggérer d’embaucher un Allemand pour régler définitivement les problèmes mais je pense que le pauvre ne survivrait pas nerveusement très longtemps.

Mes zamours (c) SB

Et une photo de mes zamours en pleine séance de dressage de bébé fauve, hyper convainvcante.

Original post by sophie bellais