Archive for the ‘Chili’ Category

Le cirque

Monday, September 8th, 2008

Je vous l’avais prédit Maxence a vécu comme un affront personnel l’idée stupide de vouloir lui faire porter une jupe même venant de l’Ile de Pâques… Il a vivement prostesté, Calina et les instits ont acheté la paix sociale à coup de bonbons.

Noon (c) SB

Elles ont réussi à l’habiller et le faire venir sur scène. Il a jailli comme un diable de sa boîte, a regardé autour de lui, a flairé l’escroquerie et arrachant le costume s’est enfui dans une bordée de grognements pas très dignes. N ‘ayant pas un amour immodéré des déguisements aucun de ses parents ne lui en a tenu rigueur….

Chuuut (c) SB

N′empêche qu′il est beaucoup plus mignon quand il dort….

Original post by sophie bellais

Charlemagne a-t-il aussi inventé les réunions de parents ?

Sunday, September 7th, 2008

L′école a encore changé de directeur. Oui c’est une valse chilienne à plusieurs temps visiblement. Le nouveau est un dalton, il tire plus vite que son ombre. Son mantra : la participation des parents. Il nous la vend à toutes les sauces. Il semblerait que nous soyons le futur souriant de notre chère (très chère progéniture). Nous voici donc convoqués à tout de camp pour des activités participatives. Et je ne crois pas si bien dire l′école est à 10 minutes à pied de tout transport collectif et je suis la seule à ne pas posséder mon propre 4×4 blanc et flambant neuf. ce sont surrtout les samedis matins qui plaisent à notre directeur. Nettoyer la plage, faire du volley, écouter des psy, de la flûte traversière….

Evidemment mon côté asocial réagit très vivement. Souvenir du lycée militaire : ne jamais être volontaire pour rien, toute question est un piège. Mais mon Eloïse est si heureuse que nous soyons avec elle. Elle oublie doucement son chagrin lusitanien. Elle est chilienne désormais et ses parents, elle aime les exhiber surtout aux activités le samedi matin. Alors faisant fi de toute méfiance, nous nous planquons à la cafétéria et nous applaudissons les autres parents qui jouent au volley (discrètement; il ne manquerait qu’ils nous enrôlent). Et nous allons aux petits déjeûners du directeur. Nouvelle institution pour nous permettre de communiquer. 

Qu’est-ce qu’on communique dans cette école ! Une heure avec lui rien que pour nous. Nous avons le droit de poser toutes les questions qui nous passent par la tête. Certains s’en donneront à coeur joie. J’ai la sensation d’être de retour à l’école brutalement. Les mêmes fayots, les mêmes leaders, les mêmes questions débiles et un thème propre au Chili qui animera la discussion en entier : l’autonomie des enfants. On nous demande de ne plus faire les lacets des enfants au collège, de cesser de leur amener leurs affaires en pleine journée, de les laisser se laver seuls. Il ne s’agit pas d’une plaisanterie. Les mères chiliennes ont du mal à laisser sortir les poussins du nid. Je raconte la réunion à Calina qui rougit d’un coup. C’est vrai que nous sommes un peu possessives mais depuis que je travaille ici je pousse mon fils à se débrouiller davantage, j’aimerais qu’il cesse de prendre froid. Je lève un sourcil interrogateur. Oui, quand il a froid il m′appelle, si je ne suis pas là il attend mon retour. Et quand il a faim il vous appelle aussi ? Je l’ai dit en souriant. Elle répond très sérieusement. Bien sûr, et il appellera jusqu’à ce qu’il soit comblé; je ne peux quand même pas le laisser crier ainsi; que feriez-vous à la place ? Je suis appuyée sur le frigo, entre Maxence qui a une petite faim. Fermement il me pousse, me sourit, attrape un yaourt, une petite cuillère et commence à le manger. Oui, je sais ce que vous feriez à ma place.

Coucou (c) SB

Elle est consciente que ce n”est pas sain, comme les autres mères à la réunion mais il semble que ce soit plus fort qu’elles. M′est avis que nous allons avoir besoin d′un grand nombre de cessions pour résoudre ce ‘détail" culturel…

Original post by sophie bellais

Charlemagne a-t-il aussi inventé les réunions de parents ?

Sunday, September 7th, 2008

L’école a encore changé de directeur. Oui c’est une valse chilienne à plusieurs temps visiblement. Le nouveau est un dalton, il tire plus vite que son ombre. Son mantra : la participation des parents. Il nous la vend à toutes les sauces. Il semblerait que nous soyons le futur souriant de notre chère (très chère progéniture). Nous voici donc convoqués à tout bout de champ pour des activités participatives. Et je ne crois pas si bien dire l’école est à 10 minutes à pied de tout transport collectif et je suis la seule à ne pas posséder mon propre 4×4 blanc et flambant neuf. cC sont surtout les samedis matins qui plaisent à notre directeur. Nettoyer la plage, faire du volley, écouter des psy, de la flûte traversière….

Evidemment mon côté asocial réagit très vivement. Souvenir du lycée militaire : ne jamais être volontaire pour rien, toute question est un piège. Mais mon Eloïse est si heureuse que nous soyons avec elle. Elle oublie doucement son chagrin lusitanien. Elle est chilienne désormais et ses parents, elle aime les exhiber surtout aux activités le samedi matin. Alors faisant fi de toute méfiance, nous nous planquons à la cafétéria et nous applaudissons les autres parents qui jouent au volley (discrètement; il ne manquerait qu’ils nous enrôlent). Et nous allons aux petits déjeûners du directeur. Nouvelle institution pour nous permettre de communiquer.&nbsp

Qu’est-ce qu’on communique dans cette école ! Une heure avec lui rien que pour nous. Nous avons le droit de poser toutes les questions qui nous passent par la tête. Certains s′en donneront à coeur joie. J’ai la sensation d’être de retour à l’école brutalement. Les mêmes fayots, les mêmes leaders, les mêmes questions débiles et un thème propre au Chili qui animera la discussion en entier : l’autonomie des enfants. On nous demande de ne plus faire les lacets des enfants au collège, de cesser de leur amener leurs affaires en pleine journée, de les laisser se laver seuls. Il ne s′agit pas d’une plaisanterie. Les mères chiliennes ont du mal à laisser sortir les poussins du nid. Je raconte la réunion à Calina qui rougit d’un coup. C′est vrai que nous sommes un peu possessives mais depuis que je travaille ici je pousse mon fils à se débrouiller davantage, j’aimerais qu’il cesse de prendre froid. Je lève un sourcil interrogateur. Oui, quand il a froid il m’appelle, si je ne suis pas là il attend mon retour. Et quand il a faim il vous appelle aussi ? Je l’ai dit en souriant. Elle répond très sérieusement. Bien sûr, et il appellera jusqu’à ce qu’il soit comblé; je ne peux quand même pas le laisser crier ainsi; que feriez-vous à la place ? Je suis appuyée sur le frigo, entre Maxence qui a une petite faim. Fermement il me pousse, me sourit, attrape un yaourt, une petite cuillère et commence à le manger. Oui, je sais ce que vous feriez à ma place.

Coucou (c) SB

Elle est consciente que ce n”est pas sain, comme les autres mères à la réunion mais il semble que ce soit plus fort qu’elles. M’est avis que nous allons avoir besoin d’un grand nombre de cessions pour résoudre ce "détail" culturel…

Original post by sophie bellais

Je te manque, tu me manques

Thursday, August 28th, 2008

L′expatriation doit être à la mode en ce moment, on n’arrête pas de nous poser des questions. Surtout celle qui paraît tourner dans la tête des gens à chaque fois. Et la famille ? Quoi la famille ? C’est pas trop dur de vivre sans elle. Les femmes surtout roulent des yeux effarés. J’ai trop besoin de ma mère avec les enfants. A croire que les orphelines n’élèvent pas d’enfants. Ca me fout les jetons cette question. Aurait-on oublié de me pourvoir en gènes familiaux ? Que me manque-t-il pour pouvoir moi aussi rouler des yeux à l’évocation de l’absence de tout ce clan familial ? A bien y songer, je crois que c’est l’internat qui fait la différence.

A 15 ans que je le veuille ou non, il a fallu couper le lien. Sans douleur ni pathos. Il le fallait, c’était pour mon bien. Et plus jamais je ne me suis sentie chez moi chez mes parents. Au mieux, j’étais chez eux. Je me souviens de la crise de panique quand, après le bac, il m′a fallu revenir chez eux avec toutes mes affaires. Ils avaient tout retiré de ma chambre qui était devenue celle de ma soeur. Plus de meubles, plus de place et cette sensation continuelle de suivre des horaires d’hospice. J’ai cru folir durant ces quelques semaines de transit. Et la distance n’y change rien, nous sommes de la même famille pas du même foyer. En relisant l‘Hôtel New Hampshire, je me demandais hier si avoir une famille plus originale, plus soudée, plus fantasque aurait changé la donne.

Lolo royale au bar (c) SB

Justement Eloïse est venue hire me voir pendant ma lecture avec une douleur au pied. Cette enfant s′écoute beaucoup et a une multitude de petites douleurs aussi inattendues que soudaines quand il est temps de ranger sa chambre ou de faire ses devoirs. Je crois qu’elle est atteinte de l’opportunite. je lui proposais donc le plus calmement possible de lui couper le pied pour mettre un terme à son agonie. Maman tu n’es pa sdrôle du tout, tu réponds toujours n’importe quoi. Oui elle sait désormais que je ne peux pas lui couper le pied comme ça sans anesthésie, elle a demandé à son institutrice au Portugal. Mais tu ne crois pas que c’est ça qui te manquera quand tu vivras loin avec ton mari ? (propagandez propagandez il en restera toujours quelque chose) Tu lui diras, elle me manque ma maman et sa fantaisie. Non me répond ma fille à moitié sérieuse, je lui dirai elle me manque ma maman folle…   

Dédale

Tuesday, August 26th, 2008

Je n’ai pas oublié mon blog, je suis tombée dans un trou dans l’espace temps assez fréquent en Amérique du Sud. C’est Eloïse qui a ouvert le bal en se cassant les deux dents définitives de devant. La clinique dentaire a fait des miracles et 50 euros après on y voit que du feu. Malheureusement ses camarades de classe ont trouvé le travail trop bien fait et lui sont tombés dessus dans un concours débile de “qui tire la corde le plus fort” et rebolotte la clinique dentaire mais pas 50 euros nous étions sous garantie….

Après, Maxence s’est senti obligé de me compliquer la vie, lui aussi, avec son spectacle des fêtes patriotiques. Me voici à la recherche d’une jupe de paille comme on en porte sur l’Ile de Pâques. En deux ans, super facile à trouver. En plus, il hurle à la mort quand on essaie de lui faire porter ça et je ne vous parle pas de la couronne de plumes. Eloïse s’est vue attribuer le même déguisement, là c’était trop facile. Elle est plus blanche que la jupe et ses cheveux blonds sont très étranges sous les plumes. Je suppose que mes enfants vont faire figure d’extraterrestres dans le spectacle. Je croyais toutes mes démarches résolues, j′avais oublié le plus important : le renouvellement du visa. En septembre, nous serons ici depuis un an. Déjà. Normalement, ce devrait être facile mais nous avons accumulé les petites irrégularités administratives surtout sur le dossier de Lolo suite à une erreur au Consulat du Chili jamais corrigée par la suite. Ils ont ajouté une mention du passeport à son nom. Ce qui rend impossible la délivrance de la carte d’identité chillienne vu qu’elle ne s’appelle pas “usage”. Et comme c’était déjà trop simple son passeport n′était plus valide et nous avons du le faire refaire en mai c’est-à-dire mi-juin avec les viaducs fériés. Nous avions gardé toutes les preuves de nos errances interministérielles et j′ai eu la chance de rencontrer un avocat bien au courant de ce type de procédures. Sans lui je pense que je serais encore en train d’errer dans des couloirs gris taupes suppliant les gens de me donner enfin la bonne adresse.

Le port de Valpo (c) SB

1000 photocopies plus tard et déclarations sur l’honneur (notarisées bien sûr) le dossier est parti, Il sera sur le bureau du ministère de l’Intérieur demain matin à 11 heures. J′ai du mal à taper avec les doigts croisés.

Original post by sophie bellais

Dédale

Tuesday, August 26th, 2008

Je n’ai pas oublié mon blog, je suis tombée dans un trou dans l’espace temps assez fréquent en Amérique du Sud. C’est Eloïse qui a ouvert le bal en se cassant les deux dents définitives de devant. La clinique dentaire a fait des miracles et 50 euros après on y voit que du feu. Malheureusement ses camarades de classe ont trouvé le travail trop bien fait et lui sont tombés dessus dans un concours débile de “qui tire la corde le plus fort” et rebolotte la clinique dentaire mais pas 50 euros nous étions sous garantie….

Après, Maxence s’est senti obligé de me compliquer la vie, lui aussi, avec son spectacle des fêtes patriotiques. Me voici à la recherche d’une jupe de paille comme on en porte sur l’Ile de Pâques. En deux ans, super facile à trouver. En plus, il hurle à la mort quand on essaie de lui faire porter ça et je ne vous parle pas de la couronne de plumes. Eloïse s’est vue attribuer le même déguisement, là c’était trop facile. Elle est plus blanche que la jupe et ses cheveux blonds sont très étranges sous les plumes. Je suppose que mes enfants vont faire figure d’extraterrestres dans le spectacle. Je croyais toutes mes démarches résolues, j’avais oublié le plus important : le renouvellement du visa. En septembre, nous serons ici depuis un an. Déjà. Normalement, ce devrait être facile mais nous avons accumulé les petites irrégularités administratives surtout sur le dossier de Lolo suite à une erreur au Consulat du Chili jamais corrigée par la suite. Ils ont ajouté une mention du passeport à son nom. Ce qui rend impossible la délivrance de la carte d’identité chillienne vu qu’elle ne s’appelle pas “usage”. Et comme c’était déjà trop simple son passeport n′était plus valide et nous avons du le faire refaire en mai c’est-à-dire mi-juin avec les viaducs fériés. Nous avions gardé toutes les preuves de nos errances interministérielles et j’ai eu la chance de rencontrer un avocat bien au courant de ce type de procédures. Sans lui je pense que je serais encore en train d’errer dans des couloirs gris taupes suppliant les gens de me donner enfin la bonne adresse.

Le port de Valpo (c) SB

1000 photocopies plus tard et déclarations sur l’honneur (notarisées bien sûr) le dossier est parti, Il sera sur le bureau du ministère de l’Intérieur demain matin à 11 heures. J’ai du mal à taper avec les doigts croisés.

Original post by sophie bellais

Français d’ailleurs

Wednesday, August 13th, 2008

Petite interruption des programmes pour vous dire que ce blog passe jeudi à 21 heures heures françaises sur RTL…

maison de Valpo (c) SB

Original post by sophie bellais

Envie d’ailleurs

Wednesday, August 13th, 2008

Petite interruption des programmes pour vous dire que ce blog passe jeudi à 21 heures heures françaises sur RTL…

maison de Valpo (c) SB

Original post by sophie bellais

Ekko ekko

Tuesday, August 12th, 2008

Inévitablement arrive le moment que je déteste le plus : il me faut trouver un gynécologue correct et faire les examens de contrôle que j’aurais du faire l’an dernier mais avec le déménagement vous comprenez…

Plusieurs amies m’ont recommandé le même. C’est bon signe. Bien sûr, il me trouve hyper légère et me voici avec une liste de tests longue comme un jour sans pain. Aujourd’hui, échographie. Il arrive tout guilleret. Il me claque la bise. Comment tu vas ma belle ? On va regarder de près ton utérus.

Ce n’était pas une parole en l’air. Le tout en grand format face à moi. Il est beau ton utérus. Curieux comme compliment, on ne me l’avait jamais fait celui la mais il faut bien admettre que ça vous pose une relation. Moi je trouve l’image pertubante. je l’ai toujours vu avec quelque chose dedans. Et là c’est le vide absolu, le désert des tatares. Limite ça me fout le bourdon. En même temps, c’est l’objectif on est là pour traquer le moindre élément surnuméraire. Soudain un petit cri de surprise, tu as vu tes ovaires ? Autant vous dire que je n’en mène pas large. Non ils vont bien ? Oui mais ils sont énormes, c’est la première fois que j’en vois d′aussi larges. Il n’en revient pas il les mesure dans tous les sens. Et je me demande si cet examen plus qu′intime va bientôt finir, j’ai limite la nausée moi de voir tous ces mouvements à l’écran. Et puis ces ovaires géants ça me fout les jetons.

Il éteint tout et s′asseoit à côté de moi. Ma fille j’ai une bonne nouvelle tu es en super forme. Robuste avec la peau souple. J′en connais des plus jeunes que moi en bien moins bonne santé. Ca messieurs n′esssayez même pas ce n′est pas vraiment un compliment. La mère Bovary peut aller se rhabiller. La sophistiscation, la langueur c’est d’un dépassé absolu. Je suis robuste. Mes copines avaient raison mon gynéco est formidable….

Original post by sophie bellais

Se habla frances ?

Monday, August 11th, 2008

A notre demande, Jolie-Maman a ammené de France des livres pour faire travailler Eloïse sur la lecture du Français. Il faut avouer qu’ici, nous fonctionnons essentiellement avec des Martines délicieusement culculs et au vocabulaire désuet. Les fermes sont bien proprettes, les enfants bien sages et très débrouillards. C’est peut-être la France de notre enfance mais certainement pas celle de Lolo. Il était grand temps de nous moderniser pour encourager Eloïse à s’intéresser à cette langue qui n’est pas sa langue maternelle. Vous pouvez le demander à Eloïse, elle vous le confirmera sa langue à elle c′est l’Espagnol. Elle parle le Français avec ses parents qui ont l’air d’avoir du mal sinon. Maxou, lui, depuis longtemps ne communique avec sa soeur qu’en Espagnol et daigne comprendre sa vieille mère en Français tout en lui répondant en roulant les rrr comme un hidalgo. Nous voilà bien partis.

Tu me parles (c) SB

Il faut reconnaître que c’est difficile à prononcer le Français. Selon Eloïse parce que pour nous franchement… De plus, contrairement à l′Espagnol, tout ce qui se lit en Français ne se prononce pas. Ils sont bien compliqués ces Français remarque ma fille vite découragée.

Avec sa grand-mère, en quelques jours, sa lecture s’est bien améliorée. Eloïse a gardé un petit accent chantant indéfinissable qui n′en fait pas à l’oreille une Française de France. En l’écoutant, je me dis qu’il y a énormément de choses qui font partie de ma culture ou des mes souvenirs qui ne seront pas transmises. Même son journal intime est en Espagnol mais c’est peut-être pour que je ne comprenne rien…

Original post by sophie bellais