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60 ans d’Israel : prix citron de la paix …

Sunday, May 11th, 2008

je m’efforce de raconter l’histoire d’individus, souvent seuls. C’est dans la compréhension de chacun que j’essaie de saisir les problèmes dans leur globalité.

Eran Riklis

Les citronniers” : film de Eran Riklis 1

Né en 1954 à Jérusalem, Eran Riklis a été élevé aux Etats-Unis, au Canada et au Brésil ; il a étudié à la Beaconsfield National Film School en Angleterre. Il réalise son premier film en 1984, “On a Clear Day You Can See Damascus”. Il tourne ensuite “Final Cup” (1991), “Zohar” (1993), “Volcan Junction” (1999), “Temptations” (2000) et “La Fiancée syrienne” (2005).

Film français, allemand, israélien.
Genre : Comédie dramatique
Durée : 1h 46min.
Année de production : 2007
Titre original : Lemon Tree
Distribué par Océan Films
Date de sortie : 23 Avril 2008

Interprètes : Hiam Abbass (Salma Zidane), Ali Suliman (Ziad Daoud), Rona Lipaz Michael (Mira Navon)

Synopsis

Salma est veuve. Elle habite un tout petit village palestinien de Cisjordanie situé sur la Ligne verte qui sépare Israël des territoires occupés. Sa survie ne tient pas à grand chose : la vente des citrons qui proviennent de son bosquet. Mais, lorsque le ministre israélien de la défense s’installe en voisin, il informe Salma que sa plantation de citronniers doit être rasée au motif que des terroristes pourraient l’utiliser pour infiltrer Israel.


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Salma est bien décidée à sauver coûte que coûte ses magnifiques citronniers. Quitte à aller devant la Cour Suprême afin d’y affronter les redoutables avocats de l’armée soutenus par le gouvernement. 2

Mais une veuve palestinienne n’est pas libre de ses actes surtout lorsqu’une simple affaire de voisinage devient un enjeu stratégique majeur. Salma va trouver une alliée inattendue en la personne de Mira l’épouse du ministre. Entre les deux femmes s’établit une complicité qui va bien au-delà du conflit israélo-palestinien.

Comme dans La fiancée syrienne (2004), Eran Riklis a choisi de traiter les tensions politiques et les conflits de territoires à travers les guerres particulières qui opposent les petites gens aux gens de pouvoir.

Les citronniers sur Comme Au Cinema

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Interview

‘Les Citronniers c’est un prolongement de votre réflexion entamée avec ‘La Fiancée syrienne‘. Vos questions sur la folie de ce conflit ont-elles trouvé des réponses ?

Oui, à ceci près que ‘Les Citronniers’ est un film beaucoup plus dangereux. ‘La Fiancée syrienne’ abordait la situation des Juifs habitant la frontière syrienne, relativement calme. Dans ‘Les Citronniers’, l’action se déroule sur la “Ligne verte”, à la frontière cisjordanienne, au coeur du conflit israélo-palestinien. A travers mes personnages, je m’efforce de sonder les individualités de chacun. Je ne prétends pas apporter des réponses. Simplement des suppositions. Entre autres, dans ‘Les Citronniers’, je tenais à témoigner du manque de communication qui règne au Moyen-Orient. Mais j’essaie de rester le plus objectif possible. De procéder avec subtilité. De rester dans la suggestion. Au spectateur d’émettre son jugement. Je ne suis qu’un observateur. Qu’un réalisateur. Je ne connais rien à rien ! (Rires)

(…)

‘Les Citronniers c’est un film honnête. On ne perçoit aucun jugement de votre part…

Mes films sont “démocratiques”. Plus que réalisateur et citoyen d’Israël, je suis surtout un réalisateur et citoyen du monde. Je ne travaille ni pour Israël ni pour la Palestine, mais pour ce que je considère comme ma propre vérité. Il s’agit surtout d’être honnête avec soi-même et de rester seul maître de ses choix. ‘Les Citronniers’ pointe du doigt une réelle psychose sécuritaire. Si mon film ne fait pas l’unanimité et qu’il provoque tout un processus de réflexion de part et d’autre, tant mieux. Mon but n’est pas de satisfaire tout le monde.

Amère citronnade INTERVIEW D’ERAN RIKLIS : son dernier film, ‘Les Citronniers’, transcende le politique pour s’intéresser à l’individu et à un quotidien gangrené par l’absurde.
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Les Citronniers

  1. Eran Riklis Israel [back]
  2. l’ouvrage paru en 2002, “The Occupation of Justice : the Supreme Court of Israel and the Occupied Territories“, State University of New York Press, 2002, 262 p.1], de David Kretzmer montre comment la Cour suprême d’Israël a, par sa jurisprudence, validé les principaux aspects de la politique menée par le gouvernement israélien dans le territoire palestinien occupé : expropriation de terres, installation d’implantations juives, expulsions, démolition de maisons, etc. Siégeant en tant que Haute Cour de Justice, la Cour suprême d’Israël est habilitée à statuer sur la légalité des décisions adoptées par les autorités publiques. Les Palestiniens des territoires occupés sont ainsi autorisés à attaquer les mesures prises à leur encontre par les autorités militaires ou les gouvernements israéliens. Si certaines décisions particulières ont pu faire l’objet d’une condamnation par la Cour suprême, jamais la politique gouvernementale ne s’est trouvée remise en cause en son principe. A cet égard, on peut dégager de la jurisprudence de la Cour suprême trois caractéristiques : le développement d’une interprétation très partisane du droit international applicable, en contradiction avec la lecture généralement admise, l’évitement des questions trop délicates - comme celle de la licéité des implantations juives - et la prépondérance donnée aux motifs de sécurité dans l’analyse de la légalité des décisions mises en cause.” La légitimation de la construction du Mur François Dubuisson, Pour la Palestine n°48 20 janvier 2006

    Legal context

    “By placing responsibility for the occupied territories in the hands of a military administration the Israeli government has tried to exclude judicial supervision and intervention to restrain their abuses. To its credit the Supreme Court has declined to be totally excluded and has been prepared to accept petitions for judicial review in some cases of activities in the West Bank, but it has been almost entirely ineffective because it has routinely deferred to arguments based on security. It has upheld house demolitions and for many years permitted torture. Although its attitude changed [5] , torture seems still to be in regular use.

    On his retirement Judge Barak was praised as a champion of human rights and a judicial genius. Yet an Israeli writer,Gideon Spiro, has recently disputed his claim to balance human rights against the demands of security. “Miraculously” says Spiro, “whenever Barak perceives a conflict between the rights of occupied Palestinians and ‘security’, ‘security’ nearly always wins the day.”

    source : No Justice, No Peace A lecture by Sir Geoffrey Bindman on the 40th anniversary of the occupation of the Palestinian territories to Amnesty International UK at the Human Rights Action Centre, London EC2 on 5 June 2007, at Independent Jewish Voices

    * The Legacy of Justice Aharon Barak : A Critical Review by Nimer Sultany, Harvard Law Journal April 30, 2007 48 Harv. Int’l L.J. Online 83 (2007)

    * Providing a Right of Self-Defense Against Large-Scale Attacks by Irregular Forces: The Israeli-Hezbollah Conflict by Giuliana Ziccardi Capaldo June 5, 2007 48 Harv. Int’l L.J. Online 101 (2007)

    * COURTING CONFLICT: THE ISRAELI MILITARY COURT SYSTEM IN THE WEST BANK AND GAZA, by Lisa Hajjar. Berkeley, CA: University of California Press, 2005. 335pp

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article de : Netlex FOCUS

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